La crise mondiale de l'eau touche tout le monde, mais elle ne pèse pas équitablement. La Journée mondiale de l’eau 2026 met en lumière cette disparité avec le slogan « L'eau, source d'égalité ». La campagne attire l'attention sur le poids disproportionné que la pénurie d'eau exerce sur les femmes et les filles, auxquelles incombe la collecte de l'eau dans les deux tiers des foyers ne disposant pas d'un accès direct à l'eau. Elles y perdent du temps, leur santé, leur sécurité et des opportunités.
Les inégalités dépassent la notion de genre. Plus de 2 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à des services d'approvisionnement en eau potable gérés en toute sécurité, et les répercussions de cette situation se concentrent sur les communautés déjà confrontées à la pauvreté, à l'isolement géographique et à l'insuffisance des infrastructures. Lorsque l'eau est rare, toutes les autres formes d'inégalité se creusent. Et lorsque l'accès à l'eau progresse, les communautés deviennent plus fortes.
Cette relation entre l'eau et l'égalité est la raison pour laquelle Veolia s'est engagée à soutenir l’Objectif de Développement Durable 6 : garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement d'ici 2030. Partout dans le monde, les technologies de traitement et de réutilisation de l'eau de Veolia contribuent à étendre l'accès à l'eau potable, à réduire la dépendance vis-à-vis de sources d'eau douce déjà sous tension, et à renforcer la résilience dans les régions les plus touchées par la pénurie.
La technologie, facteur d’égalité
Dans le Grand Matale, au Sri Lanka, une région essentiellement agricole située à quelque 150 kilomètres de Colombo, Veolia a construit cinq installations de traitement d’eau et un réseau de distribution de 430 kilomètres. Ce système fournit 75 000 mètres cubes d'eau potable par jour à plus de 350 000 personnes, soutenant ainsi le développement de la région en garantissant pour la première fois l'accès à l'eau potable.
En Égypte, la pénurie d'eau, due à la croissance démographique et à la demande agricole, exerçait une pression considérable sur le Nil, principale source d'eau du pays. La station d’épuration de Bahr El-Baqar, inaugurée en 2021, traite désormais 5 millions de mètres cubes d'eaux usées par jour au moyen de 120 filtres à disques Hydrotech — ce qui en fait la plus grande installation de ce type au monde, d’ailleurs reconnue par le Guinness World Records. L'eau traitée est recyclée pour l'irrigation agricole dans le gouvernorat du Sinaï, ce qui réduit la dépendance du pays vis-à-vis du Nil tout en maintenant la productivité des terres agricoles.
Au Brésil, dans la région de São Paulo sujette à la sécheresse, Veolia s’est associée à Rhodia pour transformer la station d'épuration existante sur son site textile de Santo André en installation de réutilisation de l'eau. Grâce à la technologie ZeeWeed MBR, l’installation atteint désormais un taux de réutilisation de l'eau de 94 %, et permet ainsi d’économiser l'équivalent de 133 piscines olympiques d'eau douce chaque année et de réduire le pompage des nappes phréatiques dans une région confrontée à des sécheresses récurrentes.
Chacun de ces projets relève un défi différent, mais ils servent un objectif commun : améliorer l'accès à l'eau potable dans les communautés et les régions où la pénurie aggrave les inégalités.
Préserver l’eau pour l’avenir
Les projets, individuellement, ne reflètent qu'une partie de la réalité. L'ampleur du défi se mesure à l'échelle globale. En 2025, les technologies de Veolia ont permis de recycler plus de 509 millions de mètres cubes d'eaux usées dans le monde, soit l'équivalent de plus de 203 600 piscines olympiques, ou de 2,7 fois la consommation annuelle d'eau potable de Paris. L'entreprise s'est engagée à préserver plus de 1,5 milliard de mètres cubes d'eau douce grâce à la réutilisation et au dessalement d'ici 2027, dans le cadre de sa stratégie GreenUp visant à décarboner, dépolluer et régénérer les ressources naturelles.
Aucune technologie ne résoudra à elle seule la crise mondiale de l'eau. La réutilisation, le dessalement et la réduction de la consommation globale ont tous leur rôle à jouer. Mais le lien entre l'accès à l'eau et l'égalité est évident : lorsque l'eau potable est accessible aux communautés qui en ont le plus besoin, le fardeau disproportionné qui pèse sur les femmes et les filles s'allège, la santé publique s'améliore et les opportunités économiques se multiplient. À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau 2026, ce lien mérite que l'on agisse.
Tags
Auteur | Teresa Ortigosa
Directrice monde Développement durable, Veolia Water Tech