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3 questions courantes sur les PFAS

John Peichel
par John Peichel
07 octobre 2026
5 minutes pour lire
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    Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) sont devenues un enjeu déterminant pour l’approvisionnement mondial en eau. Souvent qualifiés de « produits chimiques éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement et de leur accumulation progressive dans l’organisme, les PFAS suscitent une attention croissante de la part du public, des autorités réglementaires et de la communauté scientifique. L’ampleur du problème apparaît désormais plus clairement : l’analyse par l’EWA des données de tests de l’EPA indique que 176 millions d’Américains consomment une eau potable dans laquelle la présence de PFAS a été détectée, et la réponse réglementaire s’intensifie à tous les échelons gouvernementaux.

    Chez Veolia, nous développons et fournissons des solutions complètes de traitement des PFAS qui traitent ces contaminants et assurent leur élimination efficace.

    Voici trois des questions les plus fréquemment posées au sujet des PFAS — et ce que les dernières avancées impliquent pour les réseaux d’eau, les installations et les collectivités.

    Où en sont les réglementations sur les PFAS ?

    Les réglementations progressent sur plusieurs fronts, bien que leurs calendriers et leurs champs d’applications varient considérablement.

    Au niveau fédéral aux États-Unis, l’EPA a proposé, le 18 mai 2026, deux règles visant à remanier les normes relatives à l’eau potable finalisées en avril 2024. La première maintiendrait les limites maximales strictes de 4,0 parties par trillion (ppt) pour le PFOA et le PFOS, mais offrirait aux réseaux d’eau publics une prolongation éventuelle de deux ans pour se mettre en conformité, repoussant ainsi le délai d’application de 2029 à 2031. La seconde propose d’abroger les limites réglementaires pour quatre autres composés PFAS initialement couverts par le texte, en invoquant des problèmes de procédure au titre de la loi sur la salubrité de l’eau potable (Safe Drinking Water Act). La période de consultation publique sur ces deux propositions de règles devait se clore le 20 juillet 2026.

    Au-delà de l’eau potable, l’exposition au risque de responsabilité liée aux PFAS continue de croître. L’EPA a classé le PFOA et le PFOS comme substances dangereuses en vertu de la loi CERCLA, créant ainsi une responsabilité potentielle en matière de dépollution pour les propriétaires d’installations. De plus, l’agence s’est engagée à mettre à jour ses recommandations concernant la destruction et l’élimination des PFAS chaque année — au lieu du cycle triennal précédent — accélérant ainsi la reconnaissance officielle des nouvelles données scientifiques et des nouvelles méthodes de traitement.

    Les États américains n’attendent pas que les mesures fédérales se concrétisent pour régler la situation. Près de 100 nouveaux projets de loi sur les PFAS ont été déposés dans 17 États rien qu’en 2026, s’ajoutant aux 280 autres reconduits depuis 2025. Six États ont promulgué de nouvelles interdictions sur les produits de consommation, entrées en vigueur en janvier 2026, couvrant des catégories allant des ustensiles de cuisine et des cosmétiques aux textiles et au gazon artificiel. Le Minnesota exige désormais de la part des fabricants la déclaration des produits contenant des PFAS ajoutés intentionnellement d’ici juillet 2026.

    Au niveau international, l’Union européenne poursuit ce qui pourrait devenir la restriction sur les produits chimiques la plus radicale de l’histoire, bien qu’aucune mesure n’ait encore été adoptée. En mars 2026, le Comité d’évaluation des risques de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a adopté son avis favorable à une restriction des PFAS à l’échelle de l’UE dans le cadre du règlement REACH, couvrant plus de 10 000 substances dans 15 secteurs industriels. La proposition requiert encore l’avis du Comité d’analyse socio-économique puis devra faire l’objet d’une intervention de la Commission, du Conseil et du Parlement avant de pouvoir entrer en vigueur.

    Pour les entreprises qui fabriquent, importent ou vendent des produits contenant des PFAS en Europe, le délai pour planifier la mise en conformité se resserre. Même là où les calendriers fédéraux ont été assouplis aux États-Unis, la pression réglementaire internationale et celle des États s’intensifient. Les sites et les fabricants qui planifient de manière proactive seront mieux positionnés, quelles que soient les échéances finalement retenues.

    Quelles nouvelles technologies permettent de détruire les PFAS ?

    Historiquement, le traitement des PFAS consistait à piéger et à concentrer ces substances chimiques grâce au charbon actif, par échange d’ions ou par filtration membranaire. Toutes les technologies de traitement permettant d’éliminer les PFAS de l’eau génèrent un flux de déchets concentrés qui doit encore être éliminé, mais la donne est en train de changer.

    En matière de gestion des déchets, Veolia a mené à bien, sur son site de Port Arthur (Texas), les essais les plus complets à ce jour sur l’incinération des PFAS. Ces essais — les premiers du genre — ont évalué le traitement thermique de mousses filmogènes aqueuses anti-incendie, de sols contaminés par des PFAS et de charbon actif usagé. Les résultats ont montré une efficacité de destruction et d’élimination supérieure à 99 % pour la majorité des composés PFAS ciblés, atteignant jusqu’à 99,9999 % pour le PFOS et le PFHxS. Les essais ont été menés conformément aux recommandations de l’EPA et ont utilisé les méthodes avancées OTM-45 et OTM-50 pour évaluer les émissions atmosphériques et les produits de combustion incomplète.

    S'appuyant sur ces recherches, Veolia a lancé Drop®, une technologie brevetée à base de catalyseurs qui accélère la dégradation des PFAS lors du traitement thermique. Drop minéralise les PFAS tout en réduisant les problèmes de corrosion et d’encrassement auxquels sont sujets les systèmes d’incinération conventionnels. Les essais ont montré une efficacité de destruction atteignant jusqu’à 99,9999 % tant pour les PFAS non polymères (notamment le PFOA, le PFOS et le PFHxS) que pour les PFAS polymères. Veolia déploie cette technologie sur 20 lignes d’incinération de déchets dangereux en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

    Ces capacités d’élimination sont particulièrement efficaces lorsqu’elles sont associées à un traitement sur site permettant de capter et de concentrer les PFAS avant leur élimination. La technologie unique LEAPfas™ de Veolia, combinant charbon actif et échange d’ions, utilise des médias et résines sélectifs des PFAS qui réduisent les coûts à long terme par rapport aux cuves de conception classique. Les systèmes d’osmose inverse PROflex™ utilisent des membranes à taux de rejet élevé pour traiter la plus large gamme de composés PFAS et de co-contaminants. Enfin, ACTIFLO® CARB associe la clarification à grande vitesse et le charbon actif en poudre pour éliminer les PFAS et les matières en suspension en une seule opération.

    Le programme BeyondPFAS rassemble ces solutions dans une offre unique et complète — depuis l’échantillonnage initial et l’évaluation du site jusqu’à la destruction et l’élimination conformes des déchets concentrés, en passant par la conception et l’exploitation du système de traitement.

    Dois-je m’inquiéter de la présence de PFAS dans mon eau potable ?

    La cinquième règle de surveillance des contaminants non réglementés (UCMR 5) de l’EPA a permis de tester environ 95 % des réseaux de distribution d’eau américains pour 29 composés PFAS — il s’agit de l’évaluation la plus complète jamais réalisée sur la contamination aux PFAS dans l’eau potable. Cet état des lieux constitue la première étape cruciale, car on ne peut traiter que ce que l’on peut mesurer.

    Là où des contaminations ont été identifiées, des solutions de traitement éprouvées existent et sont déployées à grande échelle. Veolia a mis en œuvre l’élimination des PFAS sur plus de 30 sites de traitement d’eau municipaux à travers les États-Unis, et plus de 50 projets industriels liés aux PFAS sont actuellement en cours.

    Dans le monde, l’accès à une eau potable sûre n’est pas garanti pour tous, mais dans les communautés où nous pouvons analyser et identifier les PFAS, nous pouvons les traiter. Chaque réseau d’eau raconte une histoire, et nous avons les outils et les connaissances scientifiques nécessaires pour changer le cours de cette histoire et renforcer la sécurité environnementale.

    Que vous souhaitiez évaluer votre exposition aux PFAS ou élaborer une stratégie de traitement, notre programme BeyondPFAS propose des solutions complètes, de la détection à la destruction. Ces solutions sont au cœur du plan stratégique GreenUp de Veolia, qui vise à accélérer la transformation écologique des villes et des industries tout en préservant les ressources pour l’avenir. Où que vous soyez dans le monde, contactez nos experts pour élaborer un plan de gestion des PFAS sur mesure.

    Pour plus d’informations sur nos solutions de traitement des PFAS et pour consulter l’intégralité de notre clause de non-responsabilité technique, rendez-vous sur https://www.veoliawatertechnologies.com/fr/pfas

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    John Peichel

    Auteur | John Peichel

    Responsable Initiative mondiale contre la propagation des PFAS, Veolia Water Tech

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